MEDUSE
La méduse est un animal appartenant à l'embranchement des cnidaires. Elle passe toute sa vie en pleine eau, à la surface des mers, ou le plus souvent à diverses profondeurs. Les mouvements des méduses sont lents ; elles sont entrainées par les courants marins et font parties du plancton. Presque toutes les méduses sont marines, seules de rares espèces vivent en eau douce. Une méduse est formée d'une calotte appelée ombrelle et d'un axe vertical (manubrium), fixé au centre de la face inférieure. Au bord de l'ombrelle sont attachées des tentacules. La contraction des muscles de l'ombrelle propulse la méduse par bonds. Les méduses se nourrissent de micro-organismes drainés par les courants. Certaines méduses peuvent atteindre les trois mètres de diamètre avec des tentacules de quatre mètres (c'est le cas pour la méduse Cyanea capilata). La piqure des méduses est due aux cellules venimeuses de leur épiderme, et peut provoquer des accidents mortels ; leurs tentacules causent des irritations douloureuses.
Est l'écologie dans tout ça ?
Dans les écosystèmes marins, et plus rarement en eau douce ou saumâtre, les méduses jouent un rôle encore mal compris, mais probablement important dans la régulation des populations de poissons et zooplancton. Plusieurs espèces connaissent des pullulations cycliques, qui peuvent poser problème pour la baignade et la plongée sous-marine et plus rarement les centrales nucléaires (risque de colmatage des dégrilleurs des installations de refroidissement) ou certaines industries nécessitant de pomper de l'eau de mer (usines de désalinisation...). Les méduses urticantes peuvent aussi perturber les piscicultures marines. Ces pullulations peuvent générer des coûts économiques et sociaux importants. A titre d'exemple, la ville de Cannes[1], qui dépend fortement du tourisme, a dû poser lors de l'été 2007 des filets de protection (80 000 euros pour trois mois) pour protéger les baigneurs des méduses pelagia noctiluca urticantes (sur des zones de 50mx25m). Ces méduses pullulent épisodiquement (22 jours en 2006 à Cannes) probablement en raison de la régression de plusieurs espèces de thons (le thon est un grand prédateur de la méduse blanche pelagia (qui recueille aussi les œufs de certaines espèces de poissons), mais les thons sont largement sur pêchés en méditerranée et l'augmentation de la température de l'eau semble aussi favoriser les pullulations.
Là pollution ?
* Le littoral méditerranéen de l'Espagne, notamment celui de Barcelone ont connu dès juin 2007 des invasions de méduses (Plus de 10 000 blessés, plus ou moins gravement en quelques mois). Cette invasion serait due notamment à l'élévation de la température de l'eau de 2° celsius et de la régression des prédateurs de méduses (thon).
* La centrale nucléaire de Gravelines a déjà connu des problèmes liés à une pullulation de méduses dites « groseille de mer » qui ont failli provoquer l'arrêt de la centrale.
Les effets combinés du réchauffement, et de la disparition de certains poissons et organismes (tortues) prédateurs des méduses semblent pouvoir favoriser les pullulations y compris tard dans l'année pour certaines espèces. Ainsi en Irlande du nord, mi novembre 2007, une pisciculture a perdu plus de 100 000 saumons, attaqués par des millions de petites méduses urticantes ($2 million de dégâts) .
Est-ce que la méduse est comestible ?
Les méduses sont consommées séchées en Asie, en particulier au Japon (koulagué), notamment coupées en lamelles sous forme de salades. Chaque année les Japonais en consomment environ 13 tonnes. [3] En Chine et en Malaisie, les méduses sont également consommées séchées, notamment sous forme de brochettes.
sources : wikipédia à 100%